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Le CCUS dans la transition écologique | Le podcast

Florence Delprat-Jannaud, coordinatrice CO2 à IFPEN et présidente du Club CO2 est l’invitée de ce 1er épisode sur le CCUS dans la transition écologique. Embarquez avec nous 5 minutes pour tout savoir sur les technologies du CCUS, leur rôle dans la neutralité carbone et les principaux enjeux de la filière.

A retenir de ce podcast

Le CCUS : définition

Carbon Capture, Utilization and Storage – Captage, Stockage et Valorisation du CO2 ou CSCV en Français.
Le CCUS consiste à capter le CO2 émis par des installations industrielles puis à le transporter pour :
•    le stocker dans le sous-sol afin de l’isoler de façon pérenne de l’atmosphère 
•    l’utiliser comme ressource pour faire des produits, des biocarburants par exemple


Le CCUS : un incontournable de la transition écologique

Tous les scénarios de transition vers la neutralité carbone font appel à cette technologie en complément d’autres solutions de décarbonation. Le rapport du GIEC pointe la nécessité de la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre. Il appelle à l’accélération du captage et du stockage du CO2 que ce soit pour réduire les émissions industrielles ou pour retirer du CO2 de l’atmosphère. 

 

Sans captage et stockage du CO2, limiter le réchauffement climatique à 1,5 ° semble hors d’atteinte (Florence Delprat-Jannaud) 

 

Un bref rappel

Le rapport de l’AIE souligne 4 contributions du CCUS à la transition écologique :
- réduire les émissions d'installations existantes ;
- réduire celles d'industries lourdes (cimenterie, aciérie, chimie) difficiles à décarboner par ailleurs ;
- permettre le déploiement de la filière hydrogène (via la production d’hydrogène « bleu ») dans de nombreuses régions ;
- extraire du CO2 de l’atmosphère.


Le CCUS en chiffres

  • 35 à 40 millions de tonnes par an sont captées et stockées actuellement. Il faudrait en capter et stocker, 50 voire 100 fois plus d’ici 2035 pour atteindre les objectifs de décarbonation ;
  • 1 million de tonnes de CO2/an est injectée par Equinor depuis plus de 20 ans dans le sous-sol au large de la Norvège ;
  • Une trentaine d’installations grande échelle sont en opération à travers le monde pour décarboner la production d’électricité (centrale charbon, centrale gaz) et l’industrie (aciérie, cimenterie, chimie) ;
  • Selon l’AIE, le CCUS pourrait représenter 10 à 15 % des efforts pour atteindre la neutralité carbone.

 

Face à l’urgence de la situation, il faut être en mesure de déployer en parallèle les différentes solutions disponibles là où en a besoin et quand on en a besoin (Florence Delprat-Jannaud)

 


Les grands défis du CCUS encore à relever

Le coût

Déployer des solutions de décarbonation coûte moins cher que l’inaction : l’adaptation au changement climatique, la réparation des dommages causés par les catastrophes climatiques ont un coût pour la société. Le GIEC a souligné la nécessité de limiter le réchauffement climatique dès maintenant. IFPEN travaille par ailleurs à des technologies moins consommatrices en énergie et moins coûteuses.

Les infrastructures

Les unités industrielles opérationnelles de stockage et de transport requises pour le développement de la filière manquent aujourd’hui. IFPEN travaille sur l’ensemble de la chaîne ainsi que sur des scénarios de déploiement de la filière à l’échelle des territoires (France, Europe).

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